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Chef-lieu : Garoua Ville hôte du FECIS 2026 66 263 km²

Région du Nord

Le pôle agro-industriel et commercial du bassin de la Bénoué.

Créée dans sa configuration actuelle le 22 août 1983, la Région du Nord s’étend sur 66 263 km² autour de Garoua, son chef-lieu. Frontalière du Nigéria, du Tchad et de la République centrafricaine, elle joue un rôle de relais entre l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest. Son économie repose sur l’agriculture, l’élevage et une industrie agroalimentaire déjà installée.

66 263 km²
Superficie

4 départements, 21 arrondissements

2,87 M
Habitants en 2021

4,17 millions projetés en 2035

41 %
Part de l’agroalimentaire dans l’industrie

Près de 50 000 emplois dans les PME de production (2018)

45 %
Du territoire en aires protégées

3 parcs nationaux, 30 692 km²

72 MW
Capacité initiale du barrage de Lagdo

Moins de 20 MW disponibles lors du diagnostic

740 km
De frontières internationales

Nigéria, Tchad et République centrafricaine

Les atouts de la région

  • Relais entre l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest : frontières avec le Nigéria, le Tchad et la RCA
  • Industrie agroalimentaire installée : 41 % du secteur industriel régional
  • Trois parcs nationaux et 45 % du territoire en aires protégées
  • Marché en croissance : 2,87 millions d’habitants en 2021, 4,17 millions projetés en 2035

Projets structurants

  • Projet VIVA-Bénoué d’aménagement hydroagricole
  • Aménagement de 120 000 ha de périmètres hydroagricoles (Adamaoua, Nord, Extrême-Nord)
  • Chemin de fer Cameroun–Tchad passant par la région
  • Relance de la filière anacarde (noix de cajou)

Géographie et organisation

Un territoire de relais entre l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest

La région partage environ 320 km de frontière avec le Nigéria, 400 km avec le Tchad et 20 km avec la République centrafricaine.

Quatre départements et 21 arrondissements structurent la région. La densité moyenne est de 43 habitants au km², de 11 dans le Faro à 165 dans le Mayo-Louti.

Le Conseil régional est opérationnel depuis décembre 2020 ; la région compte une communauté urbaine, Garoua, et 21 communes.

Bénoué

Chef-lieu Garoua, 12 arrondissements. Cœur administratif, économique et sanitaire de la région.

Mayo-Louti

Chef-lieu Guider, 3 arrondissements. Activités minières (Figuil) et transfrontalières.

Mayo-Rey

Chef-lieu Tcholliré, 4 arrondissements. Département le plus vaste, à fort potentiel agropastoral et touristique.

Faro

Chef-lieu Poli, 2 arrondissements. Forte activité pastorale et touristique autour des parcs naturels.

Agriculture vivrière et de rente

Coton, maïs et riz : la première activité économique

La production de maïs a progressé d’environ 34 % entre 2015 et 2018 et celle de riz a pratiquement doublé entre 2014 et 2018.

Le plan régional de développement (PRD) présente l’agriculture comme la principale activité économique du Nord. Coton, maïs et riz dominent, auxquels s’ajoutent l’arachide, le niébé, l’oignon et l’ail dans les échanges commerciaux.

Le revenu annuel moyen tiré de l’agriculture est passé de 382 621 FCFA en 2014 à 505 752 FCFA en 2018, soit une progression d’environ 32 %. Les exploitations couvrent de 0,2 à 50 hectares.

Les besoins d’investissement portent sur l’irrigation, la mécanisation, les semences, le stockage, la transformation, l’agro-logistique et l’intégration des chaînes de valeur coton, céréales, riz et arachide.

Projet VIVA-Bénoué

Aménagement hydroagricole de la vallée de la Bénoué, cité par le PRD parmi les leviers d’intensification agricole.

120 000 hectares à aménager

Projet de périmètres hydroagricoles couvrant l’Adamaoua, le Nord et l’Extrême-Nord.

Acteurs structurants

SODECOTON pour la filière coton ; MEADEN et Office céréalier comme acteurs publics.

Anacarde

Introduite à Sanguéré en 1975 : 6 150 ha plantés sur 100 000 prévus. Relance par l’État en 2020, avec 300 millions FCFA pour des semences améliorées et l’appui à 500 pépiniéristes.

Élevage bovin, ovin et avicole

L’élevage, deuxième activité économique de la région

Le capital représenté par les cheptels est estimé à environ 40 milliards FCFA ; près de 40 % des ménages pratiquent au moins un type d’élevage.

En 2019, la région comptait 13 859 éleveurs bovins, dont 12 950 éleveurs moyens et 909 grands éleveurs. La Bénoué concentre 7 265 éleveurs moyens, 2 943 éleveurs ovins et 2 227 éleveurs de volaille, notamment autour de Bibémi.

La chaîne de valeur va des parcs de contention, points d’eau et parcs de vaccination jusqu’aux marchés et aux abattoirs. Une carcasse bovine pèse en moyenne de 150 kg pour les taurillons et génisses à 300 kg pour les catégories supérieures.

Embouche et alimentation animale

Embouche bovine et production d’aliments du bétail.

Abattoirs et viande

Abattoirs, transformation de la viande et chaînes de commercialisation.

Lait

Production laitière, à relier aux fabriques de yaourt et de lait déjà présentes.

Aviculture

Un bassin avicole déjà actif autour de Bibémi.

Transformation locale

Une industrie agroalimentaire déjà installée

Les industries agroalimentaires représentent 41 % du secteur industriel régional.

La majorité des établissements industriels sont implantés à Garoua, avec également des unités à Ngong, Bibémi, Guider et Tcholliré. Les PME de production de biens fournissaient près de 50 000 emplois à la fin de 2018.

Lait et boissons

Fabriques de yaourt et de lait, boissons modernes et traditionnelles, eau minérale.

Céréales et meunerie

Farines de maïs et de mil, boulangeries, meunerie et aliments du bétail.

Huiles et produits de terroir

Huile d’arachide, beurre de karité, huile de neem, fruits et légumes transformés.

Viande et poisson

Boucherie, séchage et fumage de la viande et du poisson.

Énergie et ressources naturelles

L’énergie : un besoin et un espace d’investissement

En 2017, seulement 16,6 % des ménages de la région avaient accès à l’électricité.

Le barrage de Lagdo, sur la Bénoué, est l’infrastructure hydroélectrique majeure de la région : sa capacité, de 72 MW en 1984, était tombée à moins de 20 MW au moment du diagnostic. Le PRD mentionne également une centrale hybride solaire-thermique à Guider.

Le plan identifie l’énergie comme l’un des trois moteurs de la transformation structurelle de l’économie régionale, avec l’agro-industrie et les infrastructures.

Solaire photovoltaïque

Centrales solaires et production décentralisée.

Électrification rurale

Extension et renforcement du réseau.

Maintenance

Remise à niveau et entretien des infrastructures existantes.

Énergie pour l’industrie

Solutions énergétiques dédiées aux unités agro-industrielles.

Tourisme, faune et culture

Trois parcs nationaux et un patrimoine culturel

Les aires protégées couvrent environ 45 % de la superficie régionale, soit 30 692 km².

La région compte trois grands parcs nationaux — Bénoué, Faro et Bouba Ndjidda — complétés par 32 zones d’intérêt cynégétique. La chasse sportive a représenté 60 % des touristes de la région sur cinq ans ; elle génère en moyenne 469 millions FCFA de recettes fauniques et environ 5 000 emplois par an.

Le PRD recense 123 établissements d’hébergement autorisés, de une à trois étoiles, et met en évidence une combinaison de tourisme de vision, de tourisme cynégétique, de patrimoine culturel et de tourisme archéologique.

Parcs nationaux

Bénoué, Faro et Bouba Ndjidda.

Sites naturels

Monts Alantika, gorges de Kola, mont Tinguelin et mont Nyinga.

Archéologie

Traces de dinosaures de Manayang, sites archéologiques de Bidzar et de Guider.

Patrimoine lamidal

Palais des lamidos et 64 forêts sacrées.

Commerce, transport et numérique

Corridors, port fluvial, aéroport et rail

Les échanges de la région se répartissent entre importations (50 %), exportations (47 %) et transit (3 %).

La région exporte oignon, niébé, arachide, maïs, ail, bovins et caprins vers les grandes villes camerounaises, le Nigéria, le Tchad et la RCA. Elle sert de débouché au Tchad et à la République centrafricaine.

Le réseau routier totalise 7 987 km, soit environ 3 km de route pour 1 000 habitants ; sept grands axes relient Garoua aux principaux centres régionaux.

Aéroport international de Garoua

Inauguré en 1982. Capacité théorique de 1,5 million de voyageurs par an pour environ 100 000 accueillis.

Port fluvial de Garoua

Port saisonnier, exploitable surtout d’août à septembre : 2 quais, 250 m de longueur cumulée, 6 magasins de 4 800 m² et un terre-plein de 12 000 m².

Rail Cameroun–Tchad

Selon le PRD, le financement du chemin de fer passant par la région était disponible et les travaux lancés dans la perspective 2027.

Route nationale 13

Environ 323 km bitumés entre Guidjiba et la frontière tchadienne, via Tcholliré et Touboro.

Numérique

En 2017, 82,9 % des ménages disposaient d’un téléphone et 40,2 % de la population avait utilisé Internet. Trois opérateurs : Camtel, MTN et Orange.

Université, formation, santé et logement

Un marché en croissance et des besoins en services

La population augmente d’environ 52 000 habitants par an, soit près de 9 400 ménages supplémentaires à loger.

Le PRD documente un écosystème de formation et de recherche, une offre de soins structurée et une forte demande en logements, produits à plus de 90 % par les particuliers.

Université de Garoua

Formée à partir d’annexes des universités de Ngaoundéré et de Maroua ; 200 ha vers Gashiga pour un bloc pédagogique.

Formation professionnelle

21 instituts et centres à Garoua et Pitoa, École technique d’agriculture et École de faune de Garoua.

Santé

Un hôpital général, un hôpital régional, 12 hôpitaux de district et 243 centres de santé intégrés.

Logement

Programme national d’aménagement de 50 000 parcelles lancé depuis 2010.

Investir dans la région

Secteurs à explorer

La Région du Nord combine une base agro-industrielle déjà en place, un fort potentiel d’intensification agricole, un déficit énergétique qui est à la fois un besoin et un espace d’investissement, une position logistique stratégique et un marché en croissance.

  • Irrigation et intensification agricole

    VIVA-Bénoué, périmètres hydroagricoles

  • Transformation agroalimentaire

    Céréales, huiles, lait, boissons

  • Viande, lait et aviculture

    Embouche, abattoirs, aliment du bétail

  • Énergie

    Solaire, électrification rurale, réseau

  • Logistique et transport

    Corridors, port fluvial, rail

  • Tourisme et hôtellerie

    Parcs nationaux, patrimoine

  • Logement et aménagement urbain

    9 400 ménages supplémentaires par an

  • Numérique

    Fibre, télémédecine, e-éducation

Le FECIS met en relation porteurs de projets, collectivités et financeurs.

Prochain rendez-vous : 3 – 5 novembre 2026, Motel PLAZZA, Garoua.

Sources : Chiffres issus de l’étude « Atouts et opportunités d’investissement dans le Septentrion 2026 », qui cite le plan régional de développement (PRD) du Nord. Données indicatives, datées selon leurs sources ; elles ne constituent pas une opportunité validée.