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Nord · Extrême-Nord · Adamaoua

Investir au Septentrion

À la croisée des routes sahéliennes et des marchés de la CEMAC, le Septentrion camerounais réunit plaines fertiles, plateaux d’élevage, ressources solaires et hydroélectriques, parcs nationaux et corridors commerciaux vers le Nigéria, le Tchad et la République centrafricaine.

Trois régions, trois profils complémentaires : découvrez leurs atouts, les filières où les besoins d’investissement sont documentés et la manière de présenter un projet au FECIS.

Territoires

Trois régions complémentaires

Chaque fiche détaille le territoire, les filières, l’énergie, les infrastructures, le tourisme et les projets structurants de la région.

Chef-lieu : Garoua 66 263 km²

Région du Nord

Le pôle agro-industriel et commercial du bassin de la Bénoué.

  • Relais entre l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest : frontières avec le Nigéria, le Tchad et la RCA
  • Industrie agroalimentaire installée : 41 % du secteur industriel régional
  • Trois parcs nationaux et 45 % du territoire en aires protégées
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Chef-lieu : Maroua 34 262 km²

Région de l’Extrême-Nord

Un grand bassin humain, agricole et commercial aux portes du Tchad et du Nigéria.

  • L’une des régions les plus densément peuplées du Cameroun : plus de 115 habitants au km²
  • Plus de 40 % du commerce transfrontalier du nord du Cameroun transite par ses marchés frontaliers
  • Le plus fort ensoleillement du pays : irradiation supérieure à 5,8 kWh/m²/jour
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Chef-lieu : Ngaoundéré 63 701 km²

Région de l’Adamaoua

Le château d’eau du Cameroun, premier bassin d’élevage bovin et terminus du rail.

  • Première zone d’élevage bovin du pays : plus de 2,2 millions de têtes, 35 à 40 % du cheptel national
  • Terminus du Transcamerounais : transbordement vers le nord du Cameroun, le Tchad et la RCA
  • Gisements de bauxite de Minim-Martap et Ngaoundal : plus d’un milliard de tonnes estimées
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Filières

Dans quels secteurs existe-t-il des opportunités à étudier ?

Les thématiques du FECIS 2026 et les plans régionaux de développement font ressortir des filières où les besoins d’investissement sont documentés. Un potentiel sectoriel reste à confirmer projet par projet.

Agriculture et agro-industrie

Coton, maïs, riz, arachide, oignon et niébé. Au Nord, l’agroalimentaire pèse 41 % du secteur industriel ; projet VIVA-Bénoué et programme de 120 000 ha de périmètres hydroagricoles sur les trois régions. Besoins : irrigation, mécanisation, semences, stockage, transformation et agro-logistique.

Élevage et chaînes de valeur pastorales

Plus de 2,2 millions de bovins dans l’Adamaoua (35 à 40 % du cheptel national), 1,8 à 2,1 millions dans l’Extrême-Nord et plus de 3,2 millions de petits ruminants. Opportunités : embouche, aliment du bétail, abattoirs modernes, transformation de la viande, lait et aviculture.

Énergie

Seulement 16,6 % des ménages du Nord électrifiés en 2017 ; barrage de Lagdo tombé sous 20 MW pour 72 MW installés ; ensoleillement supérieur à 5,8 kWh/m²/jour dans l’Extrême-Nord. Pistes : solaire photovoltaïque, mini-réseaux, électrification rurale et énergie pour les unités agro-industrielles.

Mines

Gisements de bauxite de Minim-Martap et Ngaoundal (Adamaoua), plus d’un milliard de tonnes estimées à forte teneur en alumine, avec un projet de raccordement ferroviaire d’environ 130 km.

Infrastructures, transport et logistique

Terminus du Transcamerounais à Ngaoundéré, aéroport international de Garoua (1,5 million de voyageurs/an de capacité pour environ 100 000 accueillis), port fluvial saisonnier, corridors vers le Tchad, le Nigéria et la RCA, pont Yagoua–Bongor et ports secs à Kousséri.

Tourisme

Parcs nationaux de la Bénoué, du Faro, de Bouba Ndjidda et de Waza, monts Mandara et Rhumsiki, lamidats et sites archéologiques ; 123 établissements d’hébergement autorisés dans la seule région du Nord.

Numérique et inclusion financière

Fibre et très haut débit, télémédecine, e-éducation et services financiers numériques pour une population encore peu connectée.

Eau, assainissement et capital humain

Thématiques prioritaires du FECIS 2026, au même titre que l’emploi des jeunes et des femmes.

Chiffres extraits de l’étude « Atouts et opportunités d’investissement dans le Septentrion 2026 », qui cite les plans régionaux de développement. Ils sont indicatifs et ne constituent pas une opportunité validée.

Guide de l’investisseur

Présenter un projet territorial ou privé

Le FECIS facilite la rencontre entre projets et financeurs ; il ne délivre ni financement, ni autorisation administrative. Voici comment préparer votre démarche, que vous portiez un projet ou cherchiez à investir.

  1. 1. Préparer un dossier synthétique

    Besoin et localisation, modèle économique, montant recherché, calendrier, état d’avancement (idée, étude, prêt à financer) et impacts attendus sur l’emploi et les conditions de vie.

  2. 2. Prendre contact avec le Secrétariat

    Écrivez-nous avec le motif « Présenter un projet ». Le comité scientifique et de sélection examine les propositions et vous indique la suite donnée.

  3. 3. Maturation

    Les projets présélectionnés peuvent bénéficier d’un appui technique, financier et juridique, ainsi que de la Clinique des projets ouverte pendant le forum.

  4. 4. Bourse des projets

    Présentation devant les investisseurs, rencontres B2B et B2G, négociations et, le cas échéant, signature de lettres d’intention.

  5. 5. Suivi après le forum

    Accompagnement des projets retenus, facilitation des négociations et suivi des engagements pendant six à douze mois.